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Symposia de recherche - Vendredi 6 juillet

6 symposia sont proposés le vendredi 6 juillet :

  1. Les enseignants et l'éducation à la santé : identité professionnelle et transmission des savoirs, pratiques et valeurs (XIXème-XXIème siècle)
  2. La philosophie à l'épreuve de la marge : les pratiques à visée philosophique dans l'école primaire et dans l'enseignement spécialisé
  3. De l'évaluation comme critère, objet et outil de transmission au méta-paradoxe de l'intransmissible et "reste" de l'évaluation
  4. De la transmission des normes de sexes ou comment à l'école on se forme aussi au genre et aux rapports sociaux de sexe
  5. La transmission et après ? L'expérience entre transmission et appropriation

Les symposia de recherche du vendredi auront lieu au Cnam Paris entre 9h et 12h30
Ils sont organisés par des entités de recherche associées avec d’autres entités de recherche et/ou d’autres entités professionnelles selon une logique d’interface entre milieux scientifiques et milieux professionnels autour de la thématique de la Biennale ou de grandes questions éducatives. Ils sont conçus dans une perspective de transfert et de discussion des résultats de la recherche auprès/par les acteurs susceptibles de les utiliser.
Les entités associées sont responsables de la conception et de l’organisation des symposia. Les communications sont placées sous leur responsabilité scientifique.
La Biennale accueille les symposia et les inscrits dans son programme. Les communicants aux symposia s’inscrivent à la Biennale en tant que communicants.


 

1. Les enseignants et l’éducation à la santé : identité professionnelle et transmission des savoirs, pratiques et valeurs (XIXe-XXIe s).

Responsable scientifique : Séverine Parayre, Docteur en sciences de l'éducation, Paris Descartes

Entités associées :
Université Paris Descartes et Université Lille 3

Le symposium regroupe six chercheurs qui travaillent, depuis plusieurs années et dans des laboratoires différents, sur les questions d'éducation à la santé à l'école et de la formation des enseignants.
Dans ce domaine, ils s'intéresseront à la transmission des savoirs, pratiques et valeurs et aux problèmes vécus de longue date, depuis la fin du XIXe à nos jours, rencontrés par les enseignants dans leur activité et dans leur identité professionnelle.
Les communicants s'appuient sur des études des conceptions de santé des enseignants et de leur implication dans la transmission de l'éducation à la santé, et compareront au sein du symposium les conceptions et transmissions du temps passé (XIXe siècle, Parayre), avec celles d'aujourd'hui (XXIe siècle, Jeanne Guiet-Silvain), et avec celles d'enseignants de différents pays d'Europe et d'Afrique (Berger et Wafo).
Il s'agira également d'étendre la réflexion à la formation des enseignants en éducation à la santé (Cardot), ainsi que de la prolonger à l'éducation à la sexualité (Bernard). L'ensemble révélera les variations et similitudes de la transmission de savoirs, pratiques et valeurs dans le domaine de l'éducation à la santé et ce qui pourrait venir modifier les pratiques professionnelles des enseignants dans ce domaine.

2. La philosophie à l’épreuve de la marge : les pratiques à visée philosophique à l’école primaire er dans l’enseignement spécialisé

Responsable scientifique : Edwige Chirouter, Maître de conférences. Philosophie. Sciences de l'Education Université de Nantes. IUFM des Pays de la Loire

Entités associées :
Université de Nantes, IUFM des Pays de la Loire, CREN et l’IUFM de Versailles, de Créteil

La pratique de la philosophie à l’école primaire et dans l’enseignement spécialisé (SEGPA, CLIS, ULIS) se développe partout dans le monde et en France en particulier depuis une vingtaine d’années. Si ces expérimentations répondent au besoin de démocratisation d‘une discipline scolaire réputée comme élitiste et hermétique, elles mettent également en avant le principe d’éducabilité de tous les élèves et interroge le rapport à la culture, à la transmission et au savoir. Les communications présentées dans le symposium sont issues de recherches pluri catégorielles menées auprès de publics scolarisés en ZEP (maternelle et élémentaire) relevant de l’enseignement adapté (SEGPA, CLIS, ULIS) ou des Besoins Éducatifs Particuliers.
Cette rencontre entre la philosophie, discipline réputée comme difficile et exigeante, et le monde de la grande difficulté scolaire, du handicap, des besoins spécifiques d’éducation, semble a priori improbable. Comment concilier d’un côté exigence de la pensée et du langage, rigueur de la réflexion, référence à des auteurs difficiles et de l’autre grande difficulté d’apprentissage ? De fait dans le système éducatif français, l’enseignement de la philosophie reste cantonné aux seules classes des lycées généraux et technologiques, mais pas professionnels, signifiant ainsi qu’il faudrait pour commencer à philosopher avoir déjà atteint non seulement une certaine maturité intellectuelle et affective mais aussi un bagage culturel conséquent. Les expérimentations dès l’école maternelle et dans l’enseignement spécialisé bouleversent ainsi considérablement les représentations traditionnelles du modèle de transmission de cette discipline.
Nous postulons que, comme souligne P. Meirieu, c’est souvent en regardant à la marge, là où dans le système s’expérimentent des pratiques limites, que le chercheur peut déceler des objets d’études et des éléments de réflexion particulièrement éclairants pour l’école d’aujourd’hui et de demain. Ces pratiques interrogent ainsi le sens de la transmission scolaire, l’adaptation inhérente à toute action pédagogique, la nécessité d’une posture réflexive sur sa pratique d’enseignant et le rapport au savoir et l’estime de soi des élèves les plus fragiles.

3. De l’évaluation comme critère, objet et outil de transmission au méta-paradoxe de l’intransmissible et « reste » de l’Evaluation.

Coordinateur scientifique : Muriel Briançon (ATER en Sciences de l'Education à Aix-Marseille Université - Laboratoire ADEF)

Entités associées :
Université Aix-Marseille, équipe E.F.E (Educ.ation Form.ation Evaluation) au sein du labo. A.D.E.F Apprentissages- Didactiques- Evaluation- Formation / Université de Genève, EReD Evaluation Régulation Et Différenciation des apprentissages en situation scolaire et de formation

Transmission et Evaluation se révèlent étroitement et constamment imbriquées. Ainsi, les conditions de transmission de savoirs en formation pour adultes renvoient notamment aux modèles de l’évaluation qui sont eux-mêmes objets de transmission. De plus, si certaines compétences professionnelles peuvent parfois être transmises avec des outils issus de l’évaluation, tout ne se transmet pourtant pas : l’impossible transmission est un paradoxe bien connu de l’éducation et de la formation. Mais, in fine, ce qui échappe à la transmission peut encore être appréhendé grâce à l’accompagnement dans la pratique de l’auto-évaluation située et à une pédagogie par paradoxe mise au service du « reste » de l’Evaluation.
Comment évaluer ce qui est transmis ? L’Evaluation est-elle un objet à transmettre ou un outil au service de la transmission ? A quelle forme d’évaluation se référer lorsque la transmission vise un processus ? Peut-on transmettre – autrement – l'intransmissible ?

Réactant : Richard ÉTIENNE, Professeur émérite en Sciences de l'Education à l'Université de Montpellier. Laboratoire LIRDEF "Laboratoire interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Évaluation, Formation". Directeur de publication des Cahiers du CERFEE, revue scientifique en sciences de l’éducation reconnue par l’AERES et par la 70ème section du CNU


Intervenants

Communicants de l’équipe des Sciences de l'Education d'Aix-Marseille Université et du laboratoire « Apprentissage Didactique Evaluation Formation » (A.D.E.F) :
  • Michel VIAL, Maître de Conférences - H.D.R
  • Muriel BRIANCON, A.T.E.R
  • Isabel RIVOALLAN, Doctorante sous la direction de Christiane PEYRON-BONJAN, Professeur des Universités
  • Valérie GUILLEMOT, Doctorante sous la direction de Michel VIAL
  • Béatrice PERRENOUD, Doctorante sous la direction de Michel VIAL


4.De la transmission des normes de sexes ou comment à l'école, on se forme aussi au genre et aux rapports sociaux de sexe

Responsable scientifique : Françoise Vouillot, INETOP-Cnam, maîtresse de conférences en psychologie de l'orientation, CRTD, OPPIO/ INETOP-Cnam

Entités associées :
L’Observatoire des politiques et des pratiques pour l’innovation en orientation (OPPIO/INETOP-Cnam), le CRTD (Centre de recherches sur le travail et le développement, EA 4132)

De nombreux travaux attestent que l'école est un lieu puissant d'exercice du genre. Les choix d'orientation, en sont des révélateurs. On s'interrogera sur comment l'école (via les pratiques et les outils pédagogiques) ainsi que les processus de socialisation entre adultes et filles et garçons, et entre pairs transmet, exerce, (exacerbe parfois) les normes de féminité/masculinité. Quelles en sont les conséquences, comment produire de nouvelles pratiques ?
Les différentes interventions aborderont du point du genre les thèmes suivants : l'orientation, les pratiques pédagogiques, les supports pédagogiques, les sanctions.

Intervenants :
  • Isabelle Collet, Maîtresse d'enseignement et de recherche, Groupe Relations Interculturelles et Formation des Enseignants Genre et Education (Grife-ge), Université de Genève
  • Sylvie Cromer, Maîtresse de conférences en sociologie, Université de Lille 2
  • Sylvie Ayral, Professeure agrégée, Docteure en sciences de l'éducation, chargée de mission à la Direction de la pédagogie, Rectorat de Bordeaux
  • Françoise Vouillot, Maîtresse de conférences en psychologie de l'orientation, responsable du groupe OriGenre, OPPIO/Inetop-Cnam, membre du CRTD
  • Marie-Laure Steinbruckner, COP chargée d'enseignement et de recherches, membre du groupe OriGenre, OPPIO/Inetop-Cnam

5. La transmission, et après ? L’expérience entre transmission et appropriation

Responsable scientifique : Christine Delory-Momberger, Professeur en sciences de l’éducation, Paris 13/Nord

Entités associées :
Laboratoire EXPERICE, Le Sujet dans la Cité, Université Paris 13/Nord / et l’Institut de Lettres romanes, Université Wolfgang Von Goethe, Frankfurt/Main, Allemagne

L’expérience se transmet-elle ? Qu’est-ce qui est transmis d’une expérience déjà constituée et sous quelles formes et modalités se transmet-elle ? Comment comprendre les processus de constitution de l’expérience, personnelle, sociale ou professionnelle, dans la tension entre la transmission de savoirs et de savoir faire et leur appropriation et redéploiement par les sujets ?
Ces questions, qui concernent aussi bien les relations intergénérationnelles, la constitution biographique de l’expérience, l’éducation familiale et scolaire, la formation professionnelle, interrogent les passages de relais et les processus d’appropriation et de développement qui constituent la vie d’une société et celle de ses membres et en conditionnent les possibilités d’évolution et de transformation.
Les contributions du symposium s’attacheront à évoquer dans divers domaines de l’éducation scolaire, de la formation professionnelle, de la clinique, quelques-uns des aspects de cette problématique de la transmission en lien avec les procès d’émancipation des sujets.