1. Les enseignants et l’éducation à la santé : identité professionnelle et transmission des savoirs, pratiques et valeurs (XIXe-XXIe s).
2. La philosophie à l’épreuve de la marge : les pratiques à visée philosophique à l’école primaire er dans l’enseignement spécialisé
Responsable scientifique : Edwige Chirouter, Maître de conférences. Philosophie. Sciences de l'Education Université de Nantes. IUFM des Pays de la Loire
Entités associées : Université de Nantes, IUFM des Pays de la Loire, CREN et l’IUFM de Versailles, de Créteil
La pratique de la philosophie à l’école primaire et dans l’enseignement spécialisé (SEGPA, CLIS, ULIS) se développe partout dans le monde et en France en particulier depuis une vingtaine d’années. Si ces expérimentations répondent au besoin de démocratisation d‘une discipline scolaire réputée comme élitiste et hermétique, elles mettent également en avant le principe d’éducabilité de tous les élèves et interroge le rapport à la culture, à la transmission et au savoir. Les communications présentées dans le symposium sont issues de recherches pluri catégorielles menées auprès de publics scolarisés en ZEP (maternelle et élémentaire) relevant de l’enseignement adapté (SEGPA, CLIS, ULIS) ou des Besoins Éducatifs Particuliers.
Cette rencontre entre la philosophie, discipline réputée comme difficile et exigeante, et le monde de la grande difficulté scolaire, du handicap, des besoins spécifiques d’éducation, semble a priori improbable. Comment concilier d’un côté exigence de la pensée et du langage, rigueur de la réflexion, référence à des auteurs difficiles et de l’autre grande difficulté d’apprentissage ? De fait dans le système éducatif français, l’enseignement de la philosophie reste cantonné aux seules classes des lycées généraux et technologiques, mais pas professionnels, signifiant ainsi qu’il faudrait pour commencer à philosopher avoir déjà atteint non seulement une certaine maturité intellectuelle et affective mais aussi un bagage culturel conséquent. Les expérimentations dès l’école maternelle et dans l’enseignement spécialisé bouleversent ainsi considérablement les représentations traditionnelles du modèle de transmission de cette discipline.
Nous postulons que, comme souligne P. Meirieu, c’est souvent en regardant à la marge, là où dans le système s’expérimentent des pratiques limites, que le chercheur peut déceler des objets d’études et des éléments de réflexion particulièrement éclairants pour l’école d’aujourd’hui et de demain. Ces pratiques interrogent ainsi le sens de la transmission scolaire, l’adaptation inhérente à toute action pédagogique, la nécessité d’une posture réflexive sur sa pratique d’enseignant et le rapport au savoir et l’estime de soi des élèves les plus fragiles.
3. De l’évaluation comme critère, objet et outil de transmission au méta-paradoxe de l’intransmissible et « reste » de l’Evaluation.